Fasciathérapeute


Alain Chassaignon, kinésithérapeute depuis 1962 s’est formé à la fasciathérapie en 1984, une thérapie manuelle dont le support est la membrane conjonctive qui enveloppe les muscles et tous les organes du corps humain.


Le fascia est un tissu vivant que les anatomistes ne connaissaient pas car ils décrivaient le corps à partir du cadavre et pensaient qu’il s’agissait de cloisons de séparation entre tous ces éléments.
Outre ce rôle anatomique, les fascias sont aussi des tissus très sensibles à toutes les formes d'agression : physique, psychologique, ou biologique... Lors d'un stress, le fascia va en effet se rétracter, se crisper, se densifier plus ou moins durablement et perturber l'équilibre général du corps. Cette réaction se produit à l'insu de la conscience et ce n'est que plus tard que les douleurs, les tensions, les blocages articulaires et certains troubles fonctionnels apparaissent.

Ce tissu vivant a sa propre activité. Sa fonction essentielle est de se comporter comme une véritable bande magnétique de l'émotionnel, mot important, car tout est émotion. Ce qui fait bouger, c'est la vie et la vie s'exprime aussi dans le mouvement des fascias. Un trop plein d'émotion, facteur de souffrance, bloque le mouvement et engendre « la maladie » ou à dose moindre, ralentit considérablement l'harmonie du corps, provoquant alors « le mal-être ».

La fasciathérapie est un adjuvant déterminant par le fait qu'il s'agit d'une thérapie de la profondeur globale. C'est en agissant sur le lieu du blocage émotionnel que le thérapeute va déclencher une réponse qui doit être aussi juste que possible pour être libératrice. En effet, le fascia « bloqué » a besoin d’un appui manuel pour se libérer et retrouver, à son propre rythme, son harmonie. C'est donc à l'origine du problème que commence la libération, elle ne correspond pas nécessairement à la souffrance du patient mais le thérapeute a besoin d'écouter le corps et la plainte du patient, le corps exprimant des sensations qui appartiennent à celui qui souffre.

Le geste thérapeutique a pour vocation de mobiliser les forces d'autoguérison et de relancer la vitalité. La libération est immédiate, modulée cependant par l'ancienneté du problème ou de sa récurrence car la mémoire tissulaire est telle, et magique, que les tissus savent retrouver la position originelle même si les compensations du corps ont été maintenues très longtemps, sans qu’il puisse trouver la solution.

En « détricotant » ces compensations, les mains du thérapeute aident à trouver l’harmonie indispensable à l'équilibre psychique.


Quelles sont les indications de la fasciathérapie ?

Elle s'adresse à toutes les formes de douleurs crâniennes, viscérales et locomotrices accompagnées ou non de troubles fonctionnels (digestifs, respiratoires, gynécologiques). Elle permet également de soulager les douleurs psychosomatiques et les somatisations accompagnant les troubles psychologiques et les états de stress. Les douleurs de l'enfant, de la personne âgée et les douleurs qui accompagnent les cancers ou les autres maladies graves sont également susceptibles d'entrer dans le champ de compétence du fasciathérapeute.